Mon coeur, je t’aime

don de coeur pour une greffeLe cœur est un organe essentiel à la vie. Il pompe sans interruption le sang pour que ce dernier, comme nous l’avons vu dans le précédent dossier du mois « La circulation bon sang ! », puisse amener les nutriments aux cellules, dont le précieux oxygène.

Selon l’Ayurvéda, chaque être humain est né avec un certain nombre d’expirations. Une fois ce nombre atteint, la vie s’éteint. La répétition étant la mère des vertus, je vous rappelle à quel point il est primordial de bien respirer, non seulement pour s’oxygéner cela paraît évident, mais avant tout des respirations lentes et profondes permettent de garder un rythme cardiaque normal et régulier ! Bref, revenons au cœur de notre sujet du mois, le cœur justement. Le cœur est un des muscles les plus puissants du corps, surtout très endurant s’il est bien entretenu (100’000 battements par jour), ce qui fait une moyenne de 3 milliards de battements pour une vie et cela avec régularité SANS pause et SANS vacances !

Anatomie du cœur

Le cœur pèse environ 300g et se situe à l’intérieur du médiastin*. Il est comme posé sur le diaphragme, à l’avant de la colonne vertébrale et à l’arrière du sternum. Latéralement, il est bordé et partiellement recouvert par les poumons. Il est localisé plutôt du côté gauche du thorax ; son apex (point le plus bas) se trouve entre les 5ème et 6ème côtes à gauche.

*Le médiastin est la subdivision de la cavité thoracique située entre les deux poumons et contenant la cavité péricardique, la trachée, les bronches et l’œsophage.

La protection spéciale du cœur

Comme le cœur est un organe noble, il a besoin d’une protection spéciale. Il est donc enveloppé d’une sorte de manteau qui s’appelle le péricarde qui est un sac à double paroi :

  • Le péricarde fibreux est la couche externe et superficielle du péricarde. Il est composé de tissu conjonctif dense. Sa fonction est de protéger le cœur. Il permet aussi de l’amarrer au diaphragme et aux gros vaisseaux.
  • Le péricarde séreux qui est composé de deux lames dont la lame la plus interne (épicarde) fait partie intégrante du cœur.

Entre ces deux lames, il y a un liquide séreux pour éviter les mouvements de frottement de l’activité propre du cœur et celle du diaphragme.

Les tuniques du cœur

Le cœur est un organe complexe et vital. Il est formé de trois tuniques qui sont :

  • l’épicarde, tunique externe qui s’étend sur toute la surface externe du cœur et qui est souvent infiltré par de la graisse surtout chez les personnes âgées, d’où l’importance de consommer des bonnes graisses, voir dossier « L’huile, c’est bon ou c’est mauvais »
  • le myocarde, tunique intermédiaire qui est la couche musculaire du cœur
  • l’endocarde, tunique interne qui tapisse la surface interne du myocarde. L’endocarde est en continuité avec l’endothélium des vaisseaux sanguins. C’est un revêtement parfaitement lisse qui diminue la friction du sang contre les parois.

Le cœur comporte un double compartiment : le cœur droit et le cœur gauche. Ces deux compartiments n’ont pas de communication directe entre eux. Puis chaque compartiment est encore subdivisé en deux cavités : oreillette et ventricule. Ainsi le cœur possède 4 cavités :

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  • 2 oreillettes dans sa partie supérieure. Elles sont le point d’arrivée du sang en provenance de la circulation. Elles sont petites avec des parois minces.
  • 2 ventricules dans sa partie inférieure. Ils sont le point de départ de la circulation du sang. Ils constituent presque toute la masse du cœur et sont les pompes proprement dites du cœur. Le ventricule droit envoie le sang pauvre en oxygène (riche en gaz carbonique) aux poumons. Le ventricule gauche est plus gros, car il doit envoyer le sang dans tout le corps. En effet, vos orteils ont aussi besoin de sang riche en oxygène et il faut de la force pour l’envoyer jusque là-bas.

Pour empêcher le sang de refluer, le cœur est équipé de 4 valves :

  • Les valves qui séparent l’oreillette du ventricule s’appellent respectivement à droite tricuspide et à gauche mitrale
  • Les valves qui empêchent le sang de refluer des artères aux ventricules, s’appellent valves pulmonaires à droite et valves aortiques à droite

Le cœur est divisé en cœur droit et cœur gauche par un septum (paroi) longitudinal, qui est le septum inter-auriculaire dans sa partie supérieure, et le septum inter-ventriculaire dans sa partie inférieure.

La circulation du sang

Le cœur est au centre de la circulation. Il reçoit tout le sang des cellules du corps et le renvoie dans tout le corps ; cela s’appelle la grande circulation. Entre deux, le cœur envoie le sang dans les poumons pour une petite séance de régénération. Cette étape s’appelle la petite circulation.

Le sang qui revient vers le cœur par les veines caves inférieure et supérieure est un sang « souillé » très pauvre en oxygène mais riche en gaz carbonique et qui doit être régénéré dans les poumons. Le sang arrive donc tranquillement dans l’oreillette droite. Rappelons que le réseau veineux est à pression basse, tandis que le réseau artériel est à haute pression. C’est plutôt une bonne chose que cela soit ainsi, parce que j’ose pas imaginer les dégâts si la pression était la même des deux côtés du coeur. Le sang va partir ensuite du ventricule droit du cœur par l’artère pulmonaire pour aller dans les poumons pour une séance « régénération ».

Source : http://www.chirurgie-vasculaire-caen.fr/anatomie-1/la-circulation-sanguine/
Source : http://www.chirurgie-vasculaire-caen.fr/anatomie-1/la-circulation-sanguine/

Grâce au souffle, à la respiration, le sang est « lavé » du gaz carbonique et autres déchets acides, ainsi régénéré et rechargé en oxygène. Puis, il retourne par la veine pulmonaire dans l’oreillette gauche. Et là, la magie de la force de la Nature, le sang est expulsé avec toute la force et la vigueur de la partie musculaire du ventricule gauche dans TOUT le corps. Pour se faire le cœur doit être costaud, ainsi que le premier énorme vaisseau qui en ressort et qui est l’artère aorte.

En résumé, on s’aperçoit que le cœur est bien un organe central et permet le circuit de la vie : corps-cœur-poumons-cœur-corps-cœur-poumons-cœur-corps, et ainsi de suite

Le cœur est un organe comme un autre mais n’oublions pas que c’est un Seigneur. Il a besoin comme tous les autres organes d’être nourris. Eh comme tout Seigneur il est exigent ! Le cœur possède sa propre irrigation sanguine, qui s’appelle la circulation coronarienne. C’est du reste la plus petite circulation de l’organisme. Il y a une artère coronaire droite et une artère coronaire gauche. Cette circulation fait en quelque sorte partie de la grande circulation. Les deux artères partent de l’aorte directement à la sortie du ventricule gauche.

Lorsque les coronaires ont irrigué le cœur, elles vont dans les veines coronaires qui se déversent ensuite dans le sinus coronaire, une sorte de sac qui se jette dans l’oreillette droite.

Astuce aromathérapie : La visnadine de la famille des Coumarines est un vasodilatateur coronarien. On en trouve dans l’huile essentielle de Khella (Ammi visnaga). Appliquée pure (ou mélangée à d’autres huiles essentielles) directement sur la zone du cœur. Attention cette huile essentielle est photosensibilisante, donc pas d’exposition au soleil !

Propriétés du tissu et anatomie microscopique du muscle cardiaque

Le muscle cardiaque est un muscle strié qui se présente sous la forme d’un syncytium, c’est-à-dire de cellules interconnectées de manière très « serrées », afin que la contraction se propage de proche en proche quasi immédiatement et entraîne ainsi toujours à une contraction complète, du type « tout ou rien ».

Les cellules musculaires excitatrices font partie de ce qu’on appelle le système cardionecteur et elles produisent un influx nerveux qui ne dépend pas du système nerveux. Cet influx nerveux (potentiel d’action), se propage dans le cœur pour dépolariser les cellules musculaires qui ainsi vont se contracter. Ce système se compose :

Source : http://inhalotherapie.com/apprendre/electrocardiologie/systeme-de-conduction-electrique-du-coeur/
Source : http://inhalotherapie.com/apprendre/electrocardiologie/systeme-de-conduction-electrique-du-coeur/
  • du nœud sinusal
  • du nœud auriculo-ventriculaire
  • du faisceau auriculo-ventriculaire (faisceau de His)
  • des branches droite et gauche du faisceau auriculo-ventriculaire (fibres de Purkinje)
  • les myofibres de conduction cardiaque des parois ventriculaires.

Le nœud sinusal est la région du cœur où naissent les impulsions électriques automatiques et constitue ainsi le pacemaker cardiaque.

Mécanisme et déroulement de la contraction

  • Loi du « tout ou rien », soit le muscle se contracte et tout se contracte, soit il ne se contracte pas et rien ne se contracte.
  • Les moyens de stimulation: parmi les cellules musculaires cardiaques certaines sont des cellules auto-excitables et génèrent le rythme propre du cœur c’est l’automatisme cardiaque.
  • Longueur de la période réfractaire absolue: après que la contraction ait eu lieu, les cellules ne peuvent pas se contracter aussitôt, contrairement aux autres muscles comme le biceps. Dans le muscle cardiaque cette période est assez longue, presque aussi longue que le temps de la contraction.

L’excitabilité électrique des oreillettes et des ventricules précède les phénomènes mécaniques qui constituent la révolution cardiaque qui se déroule en 4 phases :

  1. La mise sous tension
  2. D’éjection de la systole
  3. Relaxation
  4. Remplissage de la diastole
Source : http://tpe-maladie-cardiaque.e-monsite.com/pages/mes-pages/chapitre-1.html
Source : http://tpe-maladie-cardiaque.e-monsite.com/pages/mes-pages/chapitre-1.html

Lorsque le sang arrive dans le cœur par les veines cave d’un côté et pulmonaire de l’autre, nous avons le début de la diastole ; le cœur est détendu. La pression y étant basse, le sang s’écoule sans effort et remplit les oreillettes. Lorsque les oreillettes sont pleines, c’est la fin de la diastole, suivie de très près par la contraction des oreillettes, c’est la systole auriculaire ; le sang passe des oreillettes par les valves tricuspide et mitrale dans les ventricules qui vont à leur tour se contracter, c’est la systole ventriculaire. Le sang va sortir des ventricules par les valves pulmonaire et aortique. Et le cycle recommence…

Quelques troubles cardiaques :

Tachycardie sinusale définie par un rythme régulier supérieur à 100bat/minute. La tachycardie dépasse rarement les 180bat/min, elle débute et s’arrête progressivement. Elle est ralentie par la position couchée et également par la compression du sinus carotidien. La cause de la tachycardie est le plus souvent : la fièvre, l’effort physique intense, les états émotifs, la digestion, la déshydratation, l’hyperthyroïdie, les hémorragies (état de choc), l’anémie, l’absorption de café, thé, alcool, tabac et certains médicaments.

Bradycardie sinusale définie par un rythme régulier inférieur à 60bat/min, et dont la cause peut être constitutionnelle et qui survient lors : du repos ou de la détente, du sommeil chez les sportifs entraînés, lors de vagotonie, d’hypothyroïdie, d’hypersensibilité du sinus carotidien, lors de prise de médicaments.

Arythmie sinusale présente, elle, un rythme fluctuant. On l’appelle aussi arythmie respiratoire. Car elle est liée à une stimulation excessive des centres vasomoteurs par les influx en provenance des centres respiratoires bulbaires. Physiologiquement, la fréquence cardiaque s’accélère en fin d’inspiration et ralentit en fin d’expiration. Ces variations sont plus marquées chez les enfants et les jeunes adultes.

Les extrasystoles qui sont une contraction prématurée qui précèdent la survenue d’un battement normal, c’est en fait un battement prématuré. L’origine de l’extrasystole peut être auriculaire, nodale ou alors directement ventriculaire. Elles sont le plus souvent ressentie sous forme de palpitations et d’angoisses, voire de précordialgies. Elles peuvent être invalidantes ou non. Les principales causes sont : de la fibrose, une vasoconstriction, le manque de sommeil, l’anxiété, une toxicité chimique (nicotine, caféine, médicaments).

Les tachycardies paroxystiques qui peuvent être d’origine auriculaire ou nodale, on parle alors de tachycardie supra-ventriculaire. Elles peuvent survenir chez des sujets jeunes et en bonne santé et disparaissent souvent après l’adolescence. Le principal problème est que le remplissage ventriculaire se fait moins bien. Jusqu’à 200bat/min, les dépolarisations se transmettent aux ventricules, au-delà de ce rythme, seule une impulsion sur trois sera transmise. Si le rythme s’accélère encore jusqu’à 350bat/min, on parle de flutter auriculaire, et encore au-delà jusqu’à 500bat/min, on est en présence d’une fibrillation auriculaire qui est une désorganisation avancée de l’activité mécanique et électrique des oreillettes, qui entraîne une irrégularité et une dysfonction importantes de la contraction ventriculaire.

Astuce aromathérapie : L’acétate de linalyle de la famille des Esters est un régulateur cardiaque, antiagrégant plaquettaire, sédatif, anxiolytique et anti-inflammatoire. On en retrouve dans les huiles essentielles : Lavande vraie, Lavandin extra, Marjolaine, Menthe bergamote, Néroli, Petitgrain bergamote, Petitgrain bigarade, Ylang-ylang extra. Toutes ces huiles essentielles peuvent être appliquées pures sur la peau sans risque – petit bémol pour la menthe bergamote pas pour les enfants ! Et hop le rythme cardiaque se régularise à nouveau.

Le regard de l’Ayurveda sur le cœur

Cette médecine voit l’être humain de manière globale, cela s’appelle la vision holistique. Chaque élément ne peut pas être considéré de manière indépendante car il dépend du tout. Tout est relié entre tout : le corps est relié à l’esprit qui est relié à l’âme qui est relié à la Source.

Les trois bioénergies que sont Vata, Pitta et Kapha se rencontrent dans cet espace qu’est le cœur.

Prana Vata travaille non seulement au niveau de la tête et contrôle le système nerveux mais également dans la poitrine où il régit le cœur et la respiration, et contrôle ainsi l’esprit, la fonction cardiaque au niveau du rythme et développe l’intuition. Udana Vata situé dans la poitrine contrôle notre vitalité, la mémoire et notre charisme. Vyana Vata qui est présent dans tout l’organisme parce qu’il est en charge de la circulation sanguine a son rôle à jouer, il libère notre potentiel pour trouver notre vocation.

Sadhaka Pitta travaille directement dans le cœur où il contrôle ses fonctions, ainsi que notre niveau d’énergie, notre capacité de mémorisation, à nous enthousiasmer et aussi savoir réaliser nos désirs et il gère notre volonté, persévérance et nous donne la foi.

Avalambaka Kapha travaille dans toute la poitrine y compris les poumons. Il veille à ce que le feu de Pitta ne chauffe pas trop, fournit l’énergie dans les membres et fortifie la région thoracique. Il nous donne la capacité d’être maternel, de savoir protéger et nourrir les autres. C’est lui qui nous donne l’amour pour les autres et nous-mêmes. Il nous aide aussi à être connectés à la Terre Mère.

Source : https://santenatureetcie.com/le-chakra-du-coeur/
Source : https://santenatureetcie.com/le-chakra-du-coeur/

Le cœur est un des sept centres énergétiques et pas des moindre c’est le chakra central ! Anahata est son nom sanskrit et signifie « son inaudible ». En effet, le cœur n’a réellement pas besoin de mot pour s’exprimer, il ressent, donne et reçoit, il AIME. Il est le carrefour entre la réalité matérielle et la réalité spirituelle. Pour dynamiser notre chakra du cœur, nous pouvons réciter le mantra YAM.

Le chakra du cœur est le centre de l’amour. Il nous incite à connaître l’amour de soi et d’autrui. Il nous permet d’éprouver la compassion, la joie et la paix. Quand notre cœur exprime l’amour, il envahit tous les aspects de notre vie et enrichit nos relations. Le cœur est l’essence même du bonheur.

Le cœur n’est pas qu’un organe physique ! C’est dans cet espace que nous ressentons les émotions. Et nous venons de le voir, c’est aussi dans le cœur que siège notre volonté, notre enthousiasme, notre paix, notre intuition, mais pas que…

Du latin cor-cordis (qui signifie cœur, estomac), de l’indo-européen Kér (qui signifie entrailles), du grec ancien kardia (cœur). Etymologiquement on fait référence à une très ancienne origine du mot quand on dit que l’on a « mal au cœur » en désignant l’estomac qui est du reste écœuré ! Cette expression là ne fait que désigner les challenges de l’EGO qui siège dans le chakra du plexus solaire se situant juste à une dizaine de centimètres au dessous du chakra cœur !

Dans le langage populaire, il y a kyrielle d’expressions autour du cœur « en plein cœur », « au cœur des choses », « avoir le cœur sur la main » quand on est généreux, « avoir le cœur en émoi » lorsque l’on est inquiet ou encore « avoir du cœur / un cœur vaillant » pour dire courageux, « il/elle fait battre mon cœur » quand on est amoureux. Bref le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. Et le cœur a son propre langage, celui de l’amour, de l’empathie et de l’intelligence. Il est l’organe central de l’individu autant d’un point de vue anatomique qu’énergétique. Comme quoi l’amour doit être au centre de nos préoccupations et c’est bien là l’essentiel ! Notre monde actuel a vraiment besoin que nous élevions notre conscience dans le chakra du cœur. Tout le monde y serait gagnant !

Le cœur est un organe fantastique, une merveille de technologie, un warrior à tout épreuve ou presque, un Seigneur de la vie ! Cela me tenait à cœur de lui rendre hommage et lui dire « mon cœur je t’aime ! »

Pour conclure, je vous offre un cadeau : l’huile essentielle de

Marjolaine (Origanum majorana) – MAINTENANT

Les Égyptiens et les Grecs utilisaient la marjolaine pour leurs baumes sacrés. Dans les thérapies les plus diverses, on vante depuis des siècles ses vertus anti-inflammatoires et antispasmodiques. La marjolaine est également souvent conseillée comme anaphrodisiaque. Lire la suite……